Femmes en lutte et mon écriture

Un drôle de concours de circonstances fait que je réfléchis beaucoup ces jours-ci à la thématique des femmes en lutte.

L’actualité, bien sûr, avec le combat à seins nus et les polémiques autour du mouvement des Femen ; le rôle des femmes dans les révolutions arabes ; l’apparition de « Diana », qui se déclare meurtrière pour venger les femmes violées de Ciudad Juárez ; la lutte contre le viol en France avec des campagnes qui veulent « faire changer la honte de camp » et le récent colloque sur les violences faites aux femmes.

C’est ce roman sur lequel je travaille depuis un an maintenant, et dans lequel mes personnages se battent pour faire éclater le silence qui protège toutes sortes d’agressions.

C’est également un roman que je corrige : dans une capitale culturelle où théâtre et opéra prennent position en politique alors qu’une révolution est en marche, l’héroïne rêve de gloire et de reconnaissance, et est rattrapée par la violence la plus infâme.

Et c’est enfin Olympe de Gouges. Olympe de Gouges occupe une place importante dans mes réflexions, depuis ma lecture de la biographie BD de Catel et Bocquet. Cette semaine, l’émission La Fabrique de l’Histoire sur France Culture porte justement sur Olympe de Gouges et les femmes dans la Révolution française.

Toutes ces informations se mêlent dans ma petite tête… et remettent en question un projet pas encore terminé, celui de la Brèche au Diable : ma Marie Jolie, cette actrice embastillée lors de la Terreur, va certainement s’engager en politique, m’obligeant à revoir tout mon texte. Un bien petit sacrifice pour une grande lutte.