19 janvier 2012
(Presque) sauvés par notre chat !
Dimanche soir, notre chat Fast a vainement essayé de nous entraîner dehors avec lui pour jouer.
Il s'est montré nerveux, bougon ; il s’est pelotonné dans un coin, après avoir enchaîné les courses poursuite dans le salon et vers la porte-fenêtre... mais sans jamais vouloir jouer à son endroit habituel, le porte-manteau près de la cuisine.
J'ai cédé et l’ai accompagné pour jouer dehors une demi-heure, jusqu'à ce que le froid me décide à rentrer dormir (23h30). Fast est resté dehors, puis a réclamé à entrer, puis à sortir de nouveau...
« C'est bizarre, la seule fois où j'ai vu des chats se comporter comme ça, c'était en Grèce, avant les tremblements de terre. On n'est pas en zone sismique ?
– Non... c'est bizarre en effet », me répond mon mari.
Lundi matin, me voici dans la cuisine, près de la machine à café... Et là, une odeur m'arrive depuis la chaudière : « Tu ne trouves pas que ça sent le gaz ?! »
Diagnostic : une fuite de gaz dans la conduite en cuivre qui va jusqu'à l'emplacement de la gazinière. (On est resté sans gaz lundi et mardi, température à l'étage : 12°C. Brrr.)
Conclusions :
1. toujours écouter son chat ;
2. fumer peut tuer beaucoup plus vite que prévu : si nous avions été fumeurs et que nous ayons grillé notre cigarette du matin lundi dans la cuisine... ;
3. pas besoin d’eau dans le gaz pour que la situation soit explosive.
19:00 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : shaya, peregrinations, chat, gaz
Microphéméride du jour
"Ce matin, l’éphéméride sur la cheminée indique « 19 janvier, Saint-Marius ».
Sous le soleil, des Marseillais (casquettes de marin et tricot rayé) tapent le carton en animant le Vieux Port de leurs grosses voix. Les gabians se disputent les poubelles tandis que les gamins s’interpellent à grand renfort de « cousin ! ».
Quelle plaie, ces clichés ! Elle n’en peut plus, toutes les années, c’est pareil. À chaque jour, son prénom. À chaque prénom, des illustrations pourries, des associations d’images, de vieux jeux de mots miteux. C’est comme ça depuis toujours et ce n’est pas près de changer.
Ce matin, l’éphéméride sait qu’elle a encore 346 jours à tirer avant d’être libre... pour une nuit."
Au moins une micro-nouvelle par jour ! C'est sur la microphemeride. Bonne lecture !
10:21 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shaya, peregrinations, microphéméride, éphéméride
03 janvier 2012
Un secret du solstice
Une petite carte de voeux en forme d'extrait :
"Au plus fort du froid, au cours de la nuit du solstice d’hiver, il faut accrocher [les fruits ronds et orange] dans ta maison. Ils rappelleront à la lumière qu’elle doit apparaître aussi. Ils ne se fanent pas et gardent en mémoire les beaux jours, le soleil, l’amour... Avant que les marchands nomades ne les apportent ici, ton pays vivait dans un froid éternel, et ne connaissait que la beauté des choses glaciales."
("L'appel au soleil", in Piments & Muscade n°11, Sandrine Scardigli)
Le solstice d'hiver est passé, nous avons vécu la nuit la plus longue de l'année et peu à peu, le soleil se rappelle à nous... donc nous commençons une nouvelle rotation autour de notre étoile, tous pleins d'espoir et gavés de bonnes résolutions :) .
Quelles seraient les miennes ?
1. Faire vivre mes blogs !
2. Participer à des rencontres de grenouilles CoCyclics.
3. Continuer à avoir des activités professionnelles rémunérées. (Bénévolat, quand tu nous tiens...)
3. Ecrire ! Reprendre le projet "Brèche au Diable", participer activement aux Microphémérides, faire éditer Pérégrinations et ma non fiction.
4. Lire !! Notamment TOUS les livres sur ma commode...
Quelles seraient les vôtres ?
(Crédits image : http://image.m-y-d-s.com/fruits/orange/ Merci :) )
08:59 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : shaya, pérégrinations, voeux, solstice, noël, jour de l'an, 2012
09 décembre 2011
Disparition de fin d'année
Entre naissance d'une petite filleule à croquer et contrat inattendu (et pressé), je disparais du monde virtuel d'Internet jusqu'en février.
D'ici là, je vous souhaite à tous de passer d'excellentes fêtes en compagnie de vos proches et aimés.
L'amour, l'amitié, la tendresse... Que les bons sentiments constituent votre baume face à la dureté de la crise et à l'imbécilité !
14:49 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : shaya, pérégrinations, voeux
02 décembre 2011
Les cendres de Persépolis
J'ai eu la joie de recevoir la suite de Zotos l'Athénien.
Un immense merci à M. Blondel pour ce beau geste, et pour ce voyage dans le temps extraordinaire. Je partage avec vous la chronique que j'ai publiée sur A l'ombre des nénuphars.
Votre armée a enfin vaincu l’empire de Darius. Votre chef est enfin le maître de territoires plus immenses que votre imagination. Et à présent, qu’allez-vous faire ?
Au loin, Persépolis flambe.
Alexandre le Grand, son armée victorieuse de l’empire perse ? Dès les premières lignes, voilà qui semble débuter comme un roman de guerre. Un de plus.
Et ce n’en est pas un.
Écoutant le tumulte des peuples, l’auteur nous entraîne dans la vie de deux hommes, Timarkhos et Basiléios. Pas plus l’un que l’autre, ils n’ont choisi ces tribulations qui les conduisent à travers le Proche-Orient, l’Egypte, la Grèce, les Balkans. (…)
Sur leurs chemins, parmi d’autres héros de fiction, on rencontre quelques inoubliables figures du passé. De celles qui emplissent les livres d’Histoire, hommes d’action tels Philippe de Macédoine, Alexandre, Iphicrate ou Démosthène, mais aussi caractères féminins parvenus jusqu’à nous, comme ceux de Milto, Thaïs ou Phryné. (…)
Alors, entrez, et faites comme Timarkhos :
Je suis parti droit devant moi.
Je ne me suis pas retourné.
Mon avis
Ces deux vies en pleine tourmente macédonienne constituent une très belle suite à Zotos l’Athénien. On revient entre autres sur une réalité que l’on trop facilement oubliée (et hélas toujours d’actualité) : l’esclavage. On imagine Basileus faisant son récit à la lumière du feu de camp, tandis que fument les décombres de Persépolis. On revit les horreurs de la guerre, toutes, sans fard. Au temps pour l’idéalisation des combats et des conquêtes… On découvre de nouveaux paysages de Méditerranée et d' "Orient" (entendez-vous le fracas des vagues sur les rochers ? Le chant des roseaux au bord du Nil ? Les sabots des chèvres dans la colline ?), on s’émeut du sort des protagonistes. Toujours dans la veine humaniste du premier roman de M. Blondel, voici un très beau voyage dans le temps.
Et un excellent moyen de se rappeler que la connaissance des « humanismes » (les textes antiques) est vitale pour nos sociétés qui perdent leurs repères et leurs valeurs.
Informations complémentaires
408 p.— 22€ – EAN 9782904 201608
Éditions Wallada— Aquarelle en couverture de Christine Seignard
12:09 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : shaya, pérégrination, robert blondel, zotos, parménion, macédoine, grèce, antiquité, basileus
21 novembre 2011
Automne au manteau d’Arlequin
L’automne est souvent synonyme de changements pour moi : en 2010, c’était un mariage et un nouveau travail ; en 2009, une reconversion professionnelle ; en 2003, un retour en France ; en 1999, un départ de France...
Cette année, l’automne est davantage synonyme de « révolution » dans l’actualité que dans ma vie : renversement non démocratique du gouvernement grec afin de mettre en place un gouvernement aux valeurs pas tout à fait démocratiques non plus, changement de gouvernement en Espagne et en Italie ; et puis, une autre révolution rampante en France avec les affaires qui tachent forces de l’ordre et politiques.
Mon automne à moi est plus calme, sur sensations multicolores.
Touches claires : une correction à quatre mains, un manuscrit terminé, un texte publié, un autre à venir... ; des lectures qui font du bien.
Touches sombres : la mort de notre petit chat un samedi après-midi, sur la route en bas de chez nous, puis l’apathie de son frère ; un accrochage en voiture.
Touche orange : Halloween !
Touches tigrées : Ebly, Igor, Gaufrette, Boulette, Gyl, Réglisse, Ping, et les autres pensionnaires du refuge.
Éclat de soleil : allongée sur un banc de pierre chaude, je regarde les jeux de lumière entre les feuilles d’une plante verte tandis que résonnent les jeux musicaux de Yann Tiersen ; tout près de moi, mon amoureux se repose lui aussi, après de longs moments dans les bulles chaudes.
21:26 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : shaya, pérégrinations, automne, écriture
31 octobre 2011
Bon Halloween !
Cette nuit, notre monde en croise d’autres. Cette nuit des morts est en fait celle durant laquelle farfadets, lutins, fées, fantômes et autres esprits « traversent » notre réalité. Les frontières ne sont plus étanches, les seuils sont ouverts.
Pour montrer à ces nomades du surnaturel qu’ils sont les bienvenus, n’oubliez pas de placer un bol de lait à votre fenêtre.
Au pire, cela fera plaisir à un chat !
23:39 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shaya, pérégrinations, halloween, fées, farfadet, lutin, fantôme
28 octobre 2011
C(h)oeurs de citoyens : les écrivains s'engagent !
Dans l'Antiquité, le choeur était celui par lequel s'exprimait la voix populaire au beau milieu de la tragédie.
Aujourd'hui, des auteurs s'engagent : leurs écrits sont là pour ne pas nous faire oublier qu'il y a une réalité hors des informations de TF1 ou des trop brèves dépêches AFP. Leur collectif s'exprime sur le site C(h)oeurs de citoyens.
Un des derniers textes est signé Léa Silva. A partir des témoignages qu'elle a recueillis suite aux manifestations et aux troubles du 21 octobre 2010 à Lyon, elle nous livre ici un texte qui ne peut laisser personne indifférent.
Vous aussi, vous aurez la rage au fond du ventre lorsque vous arriverez au bout.
Lyon, presqu'île, place Bellecour, par un bel après-midi...
(Source photo ici.)
13:04 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shaya, pérégrinations, choeur de citoyens, lyon, place bellecour, collectif 21 octobre
20 octobre 2011
Des Contes du Monde à découvrir...
Le mot de l'éditeur
"3 € sur chaque ouvrage vendu seront reversés à l'association BIBLIOTHEQUES SANS FRONTIERES.
Au sommaire :
- Cyril Carau ("L'Oiseau Roi & le Lion Magicien")
- Céline Guillaume ("Viva Amor")
- Yves Crouzet ("L'Echine du Monde")
- Vincent Milhou ("Vie & mort du Soleil")
- Ambre Dubois ("La fille aux clous")
- Christophe Nicolas ("Coccinelle")
- Nico Bally ("L'histoire du chanteur mélancolique & de Jacques le dresseur de Feux Follets")
- Charlotte Bousquet ("Nach dem Krieg")
- Gabriel Feraud ("Les Cinq Génies")
- Maëlig Duval ("L'aquarium de Jules")
- Andoryss Mel ("Miroir Lune")
- Sandrine Scardigli ("Tsigana - la Ballade de Katerina")
- Pierre Brulhet ("Le Long Puits")
- Olivier Boile ("Vassilissa & le cavalier de l'aube")
- Elisa Dalmasso ("Des vacances si excitantes")
Illustration de couverture : Fablyrr (Fabien Fernandez)
Date de parution : novembre 2011 - ISBN : 978-2-918719-04-5 - Prix de vente: 16 euros - Format : 14 *20 cm"
Pour la petite histoire
« Tsigana, la ballade de Katerina » m'a été soufflée par une Muse taquine au cours d’un séjour à Athènes, en hommage aux petites Katerina que j'avais rencontrées lors de mon implication dans un collectif de femmes tsiganes.
Pour conclure !
Dès à présent, vous pouvez souscrire à l'anthologie Contes du monde, à paraître le 30 novembre 2011 aux éditions du Riez :
- Ce sont de bien jolies histoires ("L'aquarium de Jules", de Maëlig Duval, est un bijou !)
- Vous participez au soutien d'un petit éditeur.
- Vous aidez l'association Bibliothèques sans frontières.
Vous pouvez même la mettre dans votre liste au père Noël / à Santa Klaus / à Saint Nicolas / au père Fouettard / etc.
14:56 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : shaya, pérégrinations, éditions du riez, écriture, bibliothèques sans frontières, nouvelle, tsigane, grèce, éducation
13 octobre 2011
Urgence en Grèce
Je m'apprêtais à vous raconter brièvement mon joli week-end dans le sud, avec son mistral, ses fun boards et ses calanques, quand je suis tombée sur un article de Actualutte . Il s'agit en fait du discours fait par Sonia Mitralia à la Conférence de Londres contre l’austérité organisée par la Coalition of Resistance (1er octobre 2011).
Sonia Mitralia expose la situation grecque. Pas du point de vue de Mme Merkel ou des banquiers prêteurs à des taux de plus de 20%, mais du point de vue des Grecs "normaux", ceux qui n'ont pas placé leur argent à l'étranger, qui n'ont pas d'économies placées et que la faim menace.
Oui, vous avez bien lu. La faim refait son apparition dans un pays de l'Union Européenne.
Pourquoi n'en savons-nous rien ? Parce que depuis le mois de mai, les sujets qui ont le plus intéressé la presse française sont l'affaire DSK (ça détourne l'attention des autres activités crapuleuses du FMI), la météo détraquée et les primaires socialistes.
"Les salariées et les retraites ont déjà perdu 30%-50% et parfois même plus de leur pouvoir d’achat. Ce qui a comme conséquence qu’environ 30% des magasins ou 35% des pompes a essence sont fermées pour toujours. Que le chômage atteindra probablement 30% l’année prochaine. Qu’on aura 40% de moins d’hôpitaux et de lits d’hôpitaux (...)."
" la Grèce constitue actuellement un cas test mondial, un véritable laboratoire planétaire dans lequel son testées les capacités de résistance des peuples aux plans d’ajustement structurels aux temps de la grande crise des dettes publiques."
Une nation entière utilisée comme cobaye ? Ceci me rappelle la stratégie du choc développée par Naomi Klein. Et conforte les thèses de cette altermondialiste. On ne peut que frémir.
L'auteur du discours ne revient pas sur d'autres phénomènes de société tout aussi inquiétants, comme le retour de l'extrême-droite en Grèce. Pour avoir souffert d'une dictature militaire, les Grecs se montraient jusqu'à présent méfiants. Mais l'extrême-droite récolte désormais plus d'une voix d'électeur sur dix : quand on a faim, on cherche un responsable. S'il est trop haut, trop loin, on se défoule sur un bouc émissaire. En Grèce, on se défoule - comme dans beaucoup d'autres pays - sur l'étranger. Sur l'Afghan qui arrive à pied de ses montagnes dévastées par la guerre que URSS puis Etats-Unis y ont implantée. Sur l'Irakien qui a traversé la Turquie caché sous un camion pour fuir la torture. Sur le Pakistanais qui se cache du terrorisme. Sur tous les inconnus qui passent par le sol grec pour demander asile à cette Union Européenne toujours plus barricadée et égoïste.
A croire qu'on engendre la pauvreté et le malheur pour remettre au pouvoir des régimes encore plus générateurs de pauvreté et de malheur.
En 2008, les Etats ont décidé de recapitaliser les banques. Tout en continuant à leur faire des emprunts pour payer leurs fonctionnaires. Sans que les banques ne leur accordent des taux de prêt préférentiels. En gros : les spéculateurs ont provoqué le krach de 2007, les banquiers ont pleuré, les Etats ont promis... et continuent à creuser leur tombe. Avec nous devant / dedans.
On comprend mieux le retentissement mondial du cri de Stéphane Hessel : INDIGNEZ-VOUS !
Stéphane Hessel par franceinter
(Source de la photo : Actualutte.)
16:03 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : shaya, pérégrinations, grèce, dette, fmi, marmotte



